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Du 28 au 30 janvier 2020: L’UDPS évalue l’an 1 de la coalition FCC-CACH

Dans le but de réfléchir sur l’action du Gouvernement de la République, la coalition FCC-CACH, l’alliance avec l’Union pour la Nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, mais aussi l’avenir du Parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) est en retraite depuis hier mardi 28, jusqu’au 30 janvier 2020 au centre Nganda à Kinshasa. Pour l’organe exécutif du parti, il ne s’agit nullement d’une activité statutaire ; mais des journées de réflexion sur les différents points précités. Lancée par le président ad intérim de l’UDPS, l’honorable vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund-A-Kabund, cette retraite politique qui intervient en pleine période de tension entre le FCC et le CACH, sera marquée par plusieurs ateliers, jusqu’à aboutir à un rapport final qui sera comme une ligne de conduite à suivre dans le futur.

Dans son allocution à l'occasion de la cérémonie d'ouverture de la retraite de 3 jours de l'UDPS, l’honorable Jean-Marc Kabund, a affirmé publiquement le souci de son parti d’œuvrer pour la non-violence et de privilégier les voies démocratiques.

Il a, en outre, fait savoir que cette philosophie de non-violence était sans doute l'une des raisons qui expliquent le long parcours du parti cher à Étienne Tshisekedi Wa Mulumba (d’heureuse mémoire). Ainsi, Jean-Marc Kabund a rappelé aux participants que le peuple attend de l'UDPS des solutions immédiates à ses problèmes.

« En effet, le temps nous est compté. Et le peuple qui a placé sa confiance dans notre leadership attend de nous des changements immédiats dans tous les secteurs de la vie », a—t-il déclaré, avant d’inviter les cadres et alliés de l’UDPS à bien analyser comment parvenir à trouver des solutions aux problèmes de la population, en tenant compte non seulement des contraintes mais aussi d'éventuels obstacles.

Bien avant, le 1er Vice-président de l’Assemblée Nationale a rappelé la vision de l’UDPS telle que définie par les pères fondateurs à savoir : « instaurer un Etat de droit ».

« L’exercice du pouvoir en toute responsabilité et au service du peuple n’est pas facile. Et sa conservation l’est encore moins si aucun effort d’évaluation n’est fourni objectivement et sans complaisance. Nous allons non seulement évaluer notre parcours dans les institutions jusqu’à ce jour, je veux notre vigilance en ce qui concerne le fonctionnement de toutes les institutions et nous projeter dans l’avenir (…) Ainsi, notre vision, laquelle a aussi été celle de nos pères fondateurs, prône une société démocratique apaisée à travers un Etat de droit stable, sûr et prospère. Notre vision s’oppose donc à celle d’une République confisquée par un individu ou un groupe d’individus au détriment de la majorité de la population », a-t-il dit devant une centaine de participants constitués notamment des cadres et alliés de l’UDPS parmi lesquels des élus.

 

Plus rien ne sera comme avant

 

Poursuivant son allocution, le Président a.i de l’Udps, Jean-Marc Kabund a lancé un appel aux participants d’évaluer sans aucune complaisance, l’exercice du pouvoir conquis depuis une année, et ensuite d’analyser l’attitude et anticiper les comportements des membres du FCC.

« En conséquence, lors de nos discussions, il nous faudrait identifier correctement les défis liés à cet exercice du pouvoir ; relever toutes les contraintes rencontrées ou observées ; partager toutes les expériences vécues à ce jour ; envisager et anticiper les probables comportements que pourraient afficher à l’avenir nos partenaires ; analyser le pourquoi de leur attitude actuelle. Ensuite, préconiser des solutions à appliquer dans chaque domaine de la vie afin de contourner d’éventuels obstacles ; et proposer des stratégies et des plans tactiques pouvant permettre de trouver des solutions à court, moyen et long terme », a-t-il dit, tout en estimant qu’au sortir de cette retraite, plus rien ne sera comme avant.

 

Le satisfecit de Jacquemin Shabani

De son côté, le président de la Commission électorale permanente (CEP) de l’UDPS, Jacquemin Shabani a exprimé son satisfecit quant à la tenue de cette retraite du parti présidentiel, qui est une occasion importante pour permettre d’évaluer les différentes activités entreprises et celles à entreprendre dans le futur. Malgré cela, il déplore le fait que l’organisation du parti ne figure pas dans le cahier des charges de cette retraite.

« On attend les résolutions de cet atelier, mais je crois que vu les thématiques identifiées et les attentes de l’UDPS, on doit espérer à quelque chose de bon. Je participe comme président de la CEP. Au niveau de la CEP, nous avons toujours sollicité que le parti puisse se retrouver dans un cadre comme celui-ci pour parler de lui-même. Je retiens que dans le cahier de charge des activités de ces trois jours, la vie et l’organisation de l’UDPS ne sont pas identifiées. C’est une rencontre très importante et positive pour notre parti », a-t-il déclaré.

Somme toute, l’Udps ne doit pas se limiter à évaluer l’action gouvernementale ou l’alliance avec le FCC ou l’UNC, mais aussi le comportement de certains militants affectueusement appelés « combattants ». Ces derniers qui se croient encore dans l’opposition, et qui ont mené plusieurs actions inciviques durant l’an 1 de Félix Antoine Tshisekedi à la tête de la République Démocratique du Congo. Ainsi Kabund, Kabuya et consorts doivent prêcher la non-violence aux combattants afin de consolider cette coalition FCC-CACH, si réellement ils continuent d’y croire.



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