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Rétablissement de la paix en Afrique et dans le monde: Tshisekedi pour une véritable coalition mondiale

Le 2e Forum de Paris sur la paix s’est ouvert hier mardi, à la Grande Halle de La Villette à Paris (France). L’objectif est de réfléchir aux défis de la gouvernance mondiale, et à l’importance du multilatéralisme. Dans son discours, Félix-Antoine Tshisekedi, président de la Rdc a proposé une véritable coalition mondiale pour le rétablissement de la paix, ingrédient nécessaire pour le développement du monde. Pour lui, l’Afrique en général, avec sa position géostratégique, sa population jeune et ses ressources naturelles doit cesser d’être un problème pour le monde ; mais plutôt devenir un maillon important de la solution aux problèmes du monde. Fatshi pense que la République Démocratique du Congo, aujourd’hui déstabilisée dans sa partie Est, va très vite devenir une partie importante de solution aux défis majeurs auxquels le monde est confronté actuellement. Le bassin du Congo et son grand massif forestier contribueront à la lutte contre le réchauffement climatique; ses terres arables, bien exploitées, peuvent résorber deux fois le déficit alimentaire mondial ; ses eaux douces représentant 53 % de l’Afrique et 13 % du monde, son potentiel énergétique évalué à 100.000 Mgw dont 44.000 pour le seul site d’Inga, son sol très riche en minerais stratégiques, sont autant d’atouts pour contribuer à la paix et à la stabilité du monde.

Comme prévu, le 2e Forum de Paris sur la paix s’est ouvert hier mardi, à la Grande Halle de La Villette. Et ce, dans l’objectif de réfléchir aux défis de la gouvernance mondiale, et à l’importance du multilatéralisme. À la tribune ce matin, pour la cérémonie d’ouverture, plusieurs chefs d’État africains étaient aux côtés de leur homologue français, Emmanuel Macron.

Le président de la Rdc, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a été le premier à prendre la parole ce mardi 12 novembre à la tribune du Forum pour la paix. Devant les participants, dont certains de ses homologues, Félix Tshisekedi a peint le contexte, disant qu’on est  confronté à l’un des plus grands défis de notre temps, celui de gagner la paix, de la conserver et de la transmettre aux générations futures.

Pour gagner la paix, dit-il, chaque homme, chaque État doit s’interroger sur sa contribution à la solution des défis qui menacent l’humanité, notre patrimoine commun. Car la paix, ce n’est pas seulement le silence des armes, mais c’est aussi l’apport des réponses aux problèmes liés à la jeunesse, à la famine, au dérèglement climatique et aux problèmes de santé publique comme les épidémies à virus.

Pour préserver la paix, ajoute-t-il, nous devons partager avec les autres, engager un débat sur les solutions évoquées par les uns et les autres. Ainsi, il est possible d’avoir un agenda commun, intégrant un certain nombre de valeurs transversales et donnant à l’homme et à la planète, la primauté de nos efforts. Nous sommes bel et bien devant un défi majeur, qui ne peut souffrir d’aucune négligence, d’aucun faux-fuyant et, j’ajouterais, d’aucune solution superficielle.

A en croire Félix Tshisekedi, les guerres, les conflits, le terrorisme dans le monde et l’insécurité doivent cesser. Il suffit de le vouloir ensemble, et nous y parviendrons. Car, il y va de notre responsabilité commune et l’histoire nous jugera. « Je serais tenté ici de proposer une véritable coalition mondiale pour le rétablissement de la paix, ingrédient nécessaire pour le développement du monde », dit-il, avant d’ajouter que point n’est besoin de rappeler à cette auguste assemblée qu’aucun continent n’est épargné par l’insécurité.

Disons qu’aujourd’hui, l’Afrique plus que tous les autres continents du monde, est secouée par des conflits, des guerres et par le terrorisme. Il y a moins de dix ans, l’Afrique de l’Ouest connaissait la paix et s’était dotée, à travers la CEDEAO, d’un outil sécuritaire de dissuasion et de prévention de tout conflit.

Aujourd’hui, explique-t-il, nous y déplorons le terrorisme de Boko Aram.  L’Afrique de l’Est n’est pas épargnée, les terroristes Shebab sèment la mort et la désolation. L’Afrique centrale connait aussi des conflits au Tchad, en Centrafrique, au Sud-Soudan. La République Démocratique du Congo, située au carrefour de plusieurs communautés sous-régionales, peut être considérée comme le pays qui en a payé le prix le plus fort. Les efforts ont été fournis pour la pacification du pays et aujourd’hui cinq provinces seulement, grâce aux Forces Armées de la RDC et la collaboration de la MONUSCO, restent encore frappées par l’insécurité.

« Tout en étant convaincu de l’efficacité de la solution militaire, je pense qu’il faudrait aussi élaborer tout un programme de sensibilisation des populations et du dialogue entre les différentes communautés. La solution militaire s’impose pour combattre les groupes armés, certes, mais en plus de cela, il faut répondre aux questions de la jeunesse qui a besoin de plus d’encadrement, de la démocratie et d’emplois », souligne F. Tshisekedi.

La Rdc peut être la réponse

De l’avis du Président congolais, l’Afrique en général, avec sa position géostratégique, sa population jeune et ses ressources naturelles, doit cesser d’être un problème pour le monde ; mais plutôt devenir un maillon important de la solution aux problèmes du monde. « Pour revenir au cas de mon pays, je voudrais ici saluer la bravoure de notre peuple qui a subi dans sa chair et sur son sol un condensé d’horreurs dû à l’absence de la paix. Mais, malgré cela, sa force de résilience et son attachement aux valeurs de la paix sont restées intactes ».

Et de renchérir, c’est pourquoi, nous l’avons engagé dans une lutte acharnée contre les antivaleurs. La République Démocratique du Congo, aujourd’hui déstabilisée dans sa partie Est, va très vite devenir une partie importante de solution aux défis majeurs auxquels le monde est confronté actuellement. En effet, le bassin du Congo et son grand massif forestier contribueront à la lutte contre le réchauffement climatique, thème cher à mon estimé homologue, Emmanuel Macron ici présent ; ses terres arables, bien exploitées, peuvent résorber deux fois le déficit alimentaire mondial ; ses eaux douces représentant 53 % de l’Afrique et 13 % du monde, son potentiel énergétique évalué à 100.000 Mgw dont 44.000 pour le seul site d’ Inga, son sol très riche en minerais stratégiques, sont autant d’atouts pour contribuer à la paix et à la stabilité du monde. Il a, par la suite, rassuré que la République Démocratique du Congo répondra présente au rendez-vous du donner et du recevoir, en ce qui concerne la paix et le développement durable dans le monde.

Nouvel ordre international

Soulignons qu’Emmanuel Macron, hôte de cette rencontre, a remercié ses homologues africains pour leur présence. Lui aussi a évoqué les menaces sécuritaires en Afrique. Et pour le chef de l’État français, comme pour Félix Tshisekedi, la solution militaire est nécessaire, mais ne doit pas être la seule envisagée : « Nous avons, dans ce nouvel ordre international, à bâtir aussi de nouvelles solutions dans le cadre des Nations unies, permettant d’accompagner mieux qu’on ne le fait aujourd’hui, cette capacité sécuritaire de l’Afrique, mais aussi à l’aider à bâtir sur le plan de l’éducation, de la santé, de l’environnement et de l’économie, ce qui sont les quatre solutions q



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