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Spéculation autour du carburant à la pompe « Il n’y a ni pénurie, ni hausse de prix »

Conducteurs, motocyclistes, privés et autres ont pris d’assaut les stations-service, pour tenter de s’approvisionner en essence. Cette situation était à la base des bousculades et autres désordres constatés çà et là. Aussi, trouver un transport pour se rendre soit au service ou au marché, était un parcours du combattant. La rareté du carburant étant  réelle, et par anticipation, certains conducteurs ont, unilatéralement, revu le prix de la course à la hausse. Certaines personnes de mauvaise foi s’y sont mêlées, pour faire souffrir la population congolaise, sous l’œil innocent de l’Hôtel de ville,… telle est la situation inhabituelle observée dans la matinée de ce lundi 04 avril dans les différents arrêts de bus et stations-service dans la capitale congolaise. Et pourtant, au niveau du Gouvernement, on continue à affirmer qu’il n’y a ni rupture de stock ni hausse de prix du carburant à la pompe.

 

Si pendant la journée la situation était un peu difficile, dans la soirée, elle a commencé par se normaliser, parce que les stations-service, à l’instar de celle de Memling (Cobil), commençait à être approvisionnée, à la grande satisfaction des conducteurs. Nos fins limiers qui sont descendus sur terrain nous avouent que certains distributeurs jouent à la rétention depuis la soirée de dimanche.  Certains pétroliers interrogés se sont permis de présager que Kinshasa va sans doute connaitre une période difficile qui sera marquée par la carence de carburant.

 

Cette situation a étonné le public et plusieurs conducteurs qui n’étaient pas informés en avance, ce qui a provoqué des troubles dans plusieurs arrêts de bus et taxis-moto.

 

 Beaucoup de conducteurs et pompistes de la capitale se sont confiés à la presse. Dans la commune de Kinshasa, au croisement des avenues Bokasa et Kabambare, un conducteur a fait part de son regret suite à ce qui lui est arrivé lundi matin. « Nous souffrons totalement ; plusieurs stations sont fermées et peu qui ont ouvert, nous avons du mal à trouver du carburant. Notre pays a bien sûr du carburant, c’est le nôtre, mais nous n’avons pas de raffinerie’’, a-t-il confié. Et d’ajouter : ‘’le gouvernement devait dire la vérité à la population, car gouverner, c’est aussi prévoir, dit-on’’

 

 Dans la même logique, au croisement de l’avenue de la Liberté et le Boulevard du 30 juin, un chauffeur venu pour s’approvisionner dans une station de la place, appelle le gouvernement par le truchement du ministre des Hydrocarbures à agir rapidement, en vue de prévenir la hausse de prix du carburant chez les pompistes.

 

Et cette situation pourrait entrainer l’augmentation de prix du transport en commun dans la ville qui commence déjà à donner des signaux. Pour les pompistes, il ne s’agit pas d’une pénurie d’essence, eux précisent à leurs clients qu’il y a juste de complication qui ne doivent pas créer un grand problème dans leur tâche de distribution pétrolière.

 

Les assurances de Didier Budimbu

 

Il sied de souligner que le ministre des Hydrocarbures, Didier Budimbu s’était entretenu avec les opérateurs pétroliers, jeudi 01 avril pour débattre sur la question de l’approvisionnement des produits pétroliers. Le patron des Hydrocarbures avait affirmé qu’il n’y aura ni pénurie ou hausse de prix de carburant ce lundi 04 avril sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. Et à l’issue des pourparlers avec les opérateurs pétroliers, le Ministre avait tenu à rassurer que la situation est maitrisée  en dépit de l’incidence  liée à la guerre Russie-Ukrainienne avec des conséquences  économiques provocant la rareté de divers produits de consommation.  

 

Ceci, avec précision que la rumeur qui a fait le tour du monde sur la pénurie et hausse de prix avait été balayé d’un revers de la main par les pétroliers opérant à Kinshasa. Puis, il avait affirmé que le gouvernement va continuer à s’acquitter, comme par le passé  de la marge, en guise de la compassassions du manque à gagner. Une situation qui est apparue presque bouleversante dans la capitale congolaise ce lundi et a été à la base de la polémique.

 

 A cette difficulté est venue s’ajouter le phénomène « demi-terrain ». Ainsi, il était permis de constater que chaque chauffeur avait son prix, sans pour autant se référer aux « Wewa » qui évoluent comme dans une jungle. Avant de boucler cet article, il nous revient que l’agitation était toujours perceptible dans certaines situation. Voilà qui nous pousse à dire qu’il est du devoir du Gouvernement de faciliter l’approvisionnement des stations-service, pour leur permettre de continuer à servir la population congolaise.

 



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