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Retrait des troupes zambiennes de la Rdc, Fatshi : une diplomatie qui paye

Arrivé au pouvoir dans un contexte où la Rdc avait de la peine avec certains partenaires internationaux, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi a vite initié le dialogue avec ses homologues africains, qui a produit des fruits escomptés. C’est par ce même dialogue qu’il est parvenu à faire comprendre la raison à la Zambie, grâce à une médiation de la SADC. Ainsi dans quelques jours, les troupes zambiennes vont quitter, queue entre les pattes, les villages Kalumbamba et Kibanga qu’elles occupaient illégalement.  Comme le dialogue avec la Zambie a payé, la Rdc compte l’utiliser avec tous les 9 autres Etats frontaliers.  «Le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi pouvait choisir l’option militaire, mais il a privilégié les voies pacifique et diplomatique, alors que l’armée zambienne avait occupé ce territoire de 3000 habitants pendant 4 mois, faisant fuir la population », a déclaré à la presse Gérard Mbala, directeur chef de service chargé de l’Afrique et du Moyen-Orient au ministère des Affaires étrangères, chef de la délégation, à sa descente d’avion à l’aéroport international de N’djili, en provenance de Lubumbashi, capitale provinciale du Haut-Katanga.

C’est avec raison que le président de la République a choisi la ministre des Affaires  étrangères pour conduire les différentes délégations dans ce conflit frontalier entre la Zambie et la Rdc. Et ceci est  un signal fort pour montrer qu’il privilégie la diplomatie en lieu et place de la guerre conventionnelle. Faisant la synthèse de la mission lui confiée par le chef de l’Etat, Mme Marie Tumba Nzeza, ministre d’Etat en charge des Affaires étrangères, a expliqué que nous avons  été en Zambie où nous avons montré nos cartes et donné nos arguments. Et d’ajouter que, comme cela ne suffisait pas, nous sommes allés voir le président du Zimbabwe qui était à la tête de la Troïka de la Sadc pour lui soumettre le même problème et demander l’intervention cette institution pour qu’on en finisse une fois pour toute.

 « Le président de la République a privilégié la diplomatie, nous l’avons mené, et elle nous a donné un résultat positif. Je crois que dans le monde moderne actuel, le président a eu raison d’utiliser le dialogue, la diplomatie pour résoudre ces genres de problème. Mais je crois qu’encore une fois, les relations entre pays sont fondées sur les intérêts économiques et autres. Nos intérêts à nous comme certainement de la Zambie, sont que nous continuons nos relations et que nous les améliorons même. Parce que plus nous aurons de bonnes relations économiques, fructueuses, moins nous  auront tendance à nous faire la guerre pour un sujet ou l’autre », explique-t-elle à la presse. 

Et de rassurer que nous allons certainement continuer à améliorer nos relations économiques et cela ne nous empêche pas  d’être vigilent par rapport à nos frontières. « Nous allons accroitre notre vigilance pour que nos frontières soient intangibles et qu’elles ne puissent pas être touchées par un quelconque de nos voisins. Comme la recette dialogue a payé  avec la Zambie, nous allons l’utiliser avec tous les 9 autres Etats qui sont frontaliers avec notre pays », martèle Marie Tumba Nzeza, qui pense que dans un monde civilisé, il faut d’abord passer par le dialogue. C’est seulement quand celui-ci a échoué qu’on peut penser à autre chose.

Délimiter les frontières entre les deux pays

Disons que la délégation interinstitutionnelle d’experts congolais qui a obtenu, après d’âpres négociations, le retrait des troupes zambiennes des localités de Lubamba et de Kalubamba, le long des frontières des deux pays, entre les lacs Tanganyika et Moero, au sud-est de la Rdc, est rentrée à Kinshasa, le soir du vendredi 31 juillet 2020.

 « Le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi pouvait choisir l’option militaire mais il a privilégié les voies pacifique et diplomatique, alors que l’armée zambienne avait occupé ce territoire de 3000 habitants pendant 4 mois, faisant fuir la population", a déclaré à la presse Gérard Mbala, directeur chef de service chargé de l’Afrique et du Moyen-Orient au ministère des Affaires étrangères, chef de la délégation, à sa descente d’avion à l’aéroport de N’djili, en provenance de Lubumbashi, capitale provinciale du Haut-Katanga.

A l’heure actuelle, informe-t-il, les troupes zambiennes qui avaient déjà renforcé les positions en armes et en effectifs, ont déjà amorcé le processus de retrait lequel devait se terminer depuis jeudi dernier, selon le délai de 7 jours exigé par la SADC. Pour le chef de la délégation, des dispositions ont été prises pour que les services de défense et de sécurité puissent vérifier sur le terrain l’effectivité de ce retrait, au terme de la mission d’experts interministériels.

Selon Gérard Mbala, la Zambie, qui occupait les localités de Lubamba et de Kalubamba, avait demandé 7 jours pour se retirer de ces deux localités appartenant à la RDC. Actuellement, a-t-il indiqué, les experts, sous la médiation de la SADC (Communauté de développement des pays de l’Afrique australe), ont déjà commencé les travaux de délimitation des frontières entre les deux pays.

Pour concrétiser les voies pacifique et diplomatique du Président de la République et du gouvernement, la RDC a dû contacter la SADC qui avait été mise à contribution pour faire la médiation dans ce différend  frontalier qui l’opposait à la Zambie, a indiqué le chef de la délégation. Pour cette fin, a-t-il précisé, plusieurs travaux préparatoires avaient eu lieu et une équipe d’experts constituée, était descendue sur le terrain pendant plus de 2 semaines, afin de concrétiser la vision pacifique du Président Tshisekedi.

Pour le chef de la délégation, la mission était d’abord réalisée au niveau de leaders politiques qui devraient descendre sur le terrain vérifier les faits, ensuite les experts techniques qui étaient de délimiter les frontières.  En outre, le chef de la délégation a fait état d’autres revendications territoriales de la Zambie sur les localités congolaises de Musosa et de Lundjinda, dans le territoire de Pweto, côté congolais. Des revendications qui, selon lui, seront vérifiées par une équipe d’experts mixte sur le terrain.

Le chef de la mission a salué, au nom de ses collègues, l’implication personnelle du Chef de l’Etat, du Premier ministre, de ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de l’Intérieur pour le dénouement pacifique de ce différend frontalier, ainsi que de la MONUSCO(Mission de stabilisation de l’ONU au Congo) pour son appui logistique ayant permis le déplacement des experts sur les lieux.

L’équipe d’experts partie de Kinshasa, était composée des experts de ministères des Affaires étrangères, de la Défense, de l’Intérieur, de la commission permanente des frontières ainsi que du Mécanisme de suivi. Deux pays voisins riches en cuivre, la RDC et la Zambie partagent plus de 2000 km de frontières terrestres.



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